Coordination française du Boycott Universitaire, Culturel et Sportif d’Israël

Des ingérences israéliennes mais la Palestine gagne dans les universités Européennes

Face aux ingérences israéliennes, les mobilisations paient ! Sciences Po Strasbourg, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Sorbonne Université : 3 universités où la Palestine gagne du terrain !

Fracbi, 26 septembre 2026

Retour sur les ingérences israéliennes

Pourtant rappelez-vous : En mars 2026, des entreprises israéliennes avaient été convaincues d’ingérence dans le processus électoral lors des municipales en France, visant des candidates de La France Insoumise. Aucune mesure n’avait été prise pour y mettre fin ou pour poursuivre les coupables.

Comment s’étonner alors que l’association des recteurs et présidents d’université en Israël (VERA) se permette d‘ingérence dans les affaires internes des universités françaises et européennes ?

Les partenariats européens financent la recherche israélienne à hauteur de 275 millions d’Euros par an, une bonne partie de ces fonds étant utilisée pour servir à la répression des Palestinien.nes, voire au génocide à Gaza.

Comment s’étonner alors que les autorités israéliennes se vantent, par la voix du cabinet de conseil Kesher, de chercher à empêcher les universités européennes de boycotter les universités israéliennes pour des raisons éthiques ? 

Comment s’étonner que VERA soit intervenue auprès du Conseil d’administration de Sorbonne Université, peut-être par l’intermédiaire de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, pour retirer de l’ordre du jour une motion réclamant la suspension des partenariats avec des universités israéliennes, en plein génocide à Gaza ? 

Au moins 27 universités européennes ont été visées, comme celle de Gand en Belgique ou de Grenade en Espagne, par une campagne coordonnée ayant coûté au moins 800.000 Euros à VERA. C’est ce que révèle l’enquête publiée par Investigate Europe, euobserver.com, et Le Monde, le 9 septembre dernier.

Cette campagne vise à faire payer les universités qui boycotteraient, afin de dissuader les autres. Elle vise aussi à développer un argumentaire contre le boycott éthique, par exemple « Exclure des partenaires de recherche ou boycotter des scientifiques en raison de leur origine nationale constitue une violation directe de la liberté académique et des normes européennes en matière de lutte contre la discrimination », et c’est précisément celui qui a été employé à Sorbonne Université pour retirer la motion de l’ordre du jour en novembre 2024, en dépit d’autres considérations éthiques et légales, appliquées sans sourciller lorsqu’il s’agissait d’universités russes.

L’enquête de Investigate Europe nous apprend en outre que les étudiantes et étudiants membres de Stop Academic Complicity ou du Comité Palestine Sorbonne Paris 4 sont surveillés par ces officines israéliennes. Une autre enquête de Liberty Investigates nous apprend également que les universités britanniques ont prévenu l’entreprise d’armement BAE Systems des activités étudiantes « pro-palestiniennes » sur leurs campus !

Les étudiant.es européen.nes se retrouvent donc pris entre le marteau israélien et l’enclume de leurs propres universités qui ne fait rien pour les protéger. 

Des mobilisations couronnées de succès

3 preuves que la lutte paie !

  1.     Sciences Po Strasbourg ne renouvelle pas son partenariat avec l’Université Reichmann
  2.     L’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ne renouvelle pas son partenariat avec l’Université de Tel Aviv
  3.     Malgré les pressions de VERA, Kesher et Valérie Pécresse, Sorbonne Université ne renouvelle ni son partenariat avec l’Université Bar Ilan, ni celui avec l’Université de Tel Aviv !

Ce sont des victoires pour le mouvement étudiant et universitaire… et la lutte continue à Sciences Po Paris, CentraleSupélec, Université Paris Sciences et Lettres (PSL), ENS Lyon, Aix Marseille Université, Université Grenoble Alpes et Université de Strasbourg…

Mettons fin à la complicité de génocide à l’université, en France, et dans le monde entier !

En apprendre plus sur le boycott universitaire et les directives anti-normalisation