La FFME (Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade) est membre du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), de l’International ski mountaineering federation (ISMF) et de World Climbing : la fédération internationale d’escalade qui permet à la fédération israélienne d’escalade (ILCA) de pratiquer en toute impunité. Il s’agit directement d’une opération de normalisation de la présence de l’état d’Israël et d’une complicité avec l’apartheid, le nettoyage ethnique et le génocide en Palestine.
Nous avons donc écrit à la FFME pour qu’elle s’engage comme l’annonce son plan stratégique :

Paris, le 4 août 2026
À l’attention de Madame la Présidente Sandra BERGER
Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME).
8/10 quai de la Marne 75019 Paris
Madame,
Vous n’êtes pas sans savoir que plusieurs fédérations d’escalade, 8 à ce jour, ont interpellé le Comité exécutif de la World Climbing suite aux événements qui se sont produit lors de l’Assemblée Générale extraordinaire du 23 juillet dernier.
Ces 8 fédérations ont porté à la connaissance publique une série de dysfonctionnements qui rendent le vote final à la fois inique et statutairement non conformes aux règles qui régissent la World Climbing elle-même et, en particulier, le respect de l’Article 6 – Principes Directeurs du Statut des Fédérations
Ainsi, elles demandent que soit diligentée une enquête sur la procédure du 23 juillet et, à l’instar de la fédération portugaise d’escalade (FPME), la convocation d’une nouvelle AG extraordinaire pour voter sur les trois suspensions initialement prévues.
Nous vous exhortons à vous joindre à cet appel et à demander comme la FPME la tenue d’une nouvelle AG extraordinaire afin d’examiner les proposition de suspension des fédérations israélienne, russe et biélorusse.
Cette demande est légitime pour les fédérations russe et biélorusse, en raisons de faits avérés d’agression contre l’Ukraine. En ce qui concerne la fédération israélienne (ILCA), elle est légitime en raison :
- de son action d’appropriation au nom d’Israël des sites d’escalade développés par les Palestinien•nes en Territoire palestinien occupé (TPO),
- de ses liens étroits et revendiqués avec l’armée coloniale d’occupation israélienne qui perpètre un génocide contre le peuple palestinien, au mépris des décisions de l’ONU et de la Cour internationale de Justice,
- du préjudice direct et avéré aux grimpeur•es palestinien•nes et à la fédération palestinienne : entrave de la capacité à s’entraîner, à grimper librement et à concourir à armes égales avec les autres grimpeur•es sur la scène internationale de l’escalade.
Lire tout le travail de documentation sur le site officiel Ban Israël from IFSC
La Fédération française de la Montagne et de l’Escalade s’honorerait de rejoindre cette démarche qui célèbre autant l’escalade comme pratique sportive émancipatrice que comme démarche régie par le respect et la défense des droits humains.
Madame, nous nous tenons bien sûr à votre disposition pour plus d’information, et nous vous remercions d’avance pour l’attention que vous porterez à notre démarche.
Bien cordialement,
FRACBI
— Coordination française pour le boycott culturel, sportif et universitaire de l’Etat d’Israël
Lire nos articles pour mieux comprendre l’évolution de la situation et le contexte de cette lettre
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