Coordination française du Boycott Universitaire, Culturel et Sportif d’Israël

Journalisme et Recherche face à la censure en France

La censure est une sanction contre le journalisme, la liberté académique et par dessus tout contre la dénonciation du génocide commis par Israël. Et l’Etat français est pleinement acteur et complice de cette censure

Dans une tribune publiée le 31/8/2026 sur Yaani, la revue d’études critiques Palestine-Israël, et soutenue conjointement par les rédactions de L’Humanité, Arrêt sur images et Politis, une centaine de journalistes et d’universitaires dénoncent les entraves systématiques mises en place par les autorités israéliennes pour enquêter sur la Palestine, se rendre en Palestine, ou même se déplacer en Palestine et en Israël.

En juin de cette année, la journaliste Alice Froussard a été refusée à son arrivée à Tel-Aviv. En juillet, Thomas Vescovi, doctorant en science politique (ULB-EHESS) s’est vu notifier un refus de visa par Israël. Une semaine auparavant, un juge à la Cour suprême israélienne préconisait d’interdire l’entrée à quiconque qualifierait Israël d’État d’apartheid. 

Lire Reporters sans Frontières (RSF) sur l’interdiction persistante d’accès des journalistes internationaux à Gaza.

L’apathie et l’absence de réaction du gouvernement français ne sont pas étonnantes si l’on comprend que cette politique de censure israélienne et d’atteinte grave aux libertés fondamentales se conjugue avec la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine en France. Elles visent conjointement à effacer la Palestine et les PalestinienNes de nos médias, de nos publications universitaires, de nos connaissances, voire de notre mémoire.

Cette complicité entre la répression israélienne et la répression française n’est que le reflet de la collaboration entre ces deux États dans la colonisation, l’apartheid et le génocide en cours

Rappelons à ce sujet qu’Israël a, en trois ans de génocide, tué:

  • Au moins 70.000 PalestinienNes
  • Près de 300 journalistes
  • Près de 300 professeurEs
  • Plus de 1400 étudiantEs d’université

Non seulement la France manque à toutes ses obligations devant la Cour internationale de justice et ne met rien en œuvre pour faire cesser le génocide en cours, mais en plus elle continue les livraisons d’armes qui y contribuent. C’est cette complicité française qui nous oblige, en tant que militantEs en France, à demander des comptes, à ne pas baisser les bras et, malgré tout, à ne jamais cesser de parler de Palestine

Pour lutter contre la censure,

se tenir informéEs auprès de :

comprendre la différence boycott/censure puis s’engager :