Le boycott universitaire concerne les universités israéliennes ainsi que toute entreprise partenaire de la recherche israélienne à travers leurs participations de différente nature (organisations de colloques, congrès, partenariats, financements, recherches…).
Ce boycott universitaire répond à l’appel du PACBI (Palestinian Academic and Cultural Boycott of Israel) de 2004. Et comme tout boycott inscrit dans les directives du BNC/PACBI et de BDS France/FRACBI, le principe fondateur est de boycotter à un niveau structurel. Jamais à titre individuel.
En anglais, le PACBI parle de « academic boycott » mais la traduction française nous semble imparfaite. Ainsi dans le cadre du FRACBI, nous étendrons donc la notion de « boycott universitaire » à tous les stades de l’éducation :
- aux étudiant.es comme aux enseignant.es,
- aux chercheuses et chercheurs,
- aux travailleuses et travailleurs de l’enseignement et de la recherche.
Une contribution à mener jusqu’à ce que l’État d’Israël respecte le droit international, les droits humains et le droit au retour des PalestinienNEs.
Comprendre les complicités des universités avec les crimes israéliens en 4 points
Le boycott universitaire en actions
Ce sont des actions à la fois personnelles et collectives ainsi que des marques de solidarité. Elles peuvent prendre la forme de REFUS de:
- Participer ou d’évaluer toute collaboration universitaire avec une institution ou une entreprise israélienne, ou une entreprise complice du génocide en Palestine,
- Participer à des conférences se déroulant sur le territoire israélien,
- Publier ou d’évaluer des articles dans des revues israéliennes.
et à chaque fois, si possible,
appeler à le faire publiquement
Elles peuvent également prendre des formes de promotion :
- Promouvoir le boycott des institutions universitaires israéliennes,
- Promouvoir la suspension de toutes les formes de financement ou de partenariat avec ces institutions ou entreprises israéliennes, ou entreprises complices du génocide en Palestine,
- Promouvoir le vote de résolutions condamnant la politique israélienne d’apartheid envers les palestinien.nes au sein des institutions universitaires,
- Soutenir les collègues palestinien.nes et les institutions universitaires palestiniennes directement, sans partenariat avec des institutions israéliennes,
- Utiliser l’espace universitaire pour parler de Palestine, en particulier lors de la Semaine contre l’apartheid israélien, en mars.
Quelques recommandations
- AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine)
- Universitaires avec Gaza
- Eyal Sivan et Armelle Laborie, Un boycott légitime – Pour le BDS universitaire et culturel de l’État d’Israël. La Fabrique Editions.

