Coordination française du Boycott Universitaire, Culturel et Sportif d’Israël

Censure à Deauville : l’atteinte à la liberté d’expression confirmée par le juge des référés

La censure à Deauville de l’œuvre de Jehad Alshrafi, photographe palestinien, par la municipalité est reconnue juridiquement mais elle reste(ra) invisibilisée.

La semaine dernière, nous reprochions à la municipalité de Deauville de se rendre complice de la propagande pro-israélienne qui, depuis trois ans, fait tout pour invisibiliser le génocide, invisibiliser Gaza, invisibiliser la Palestine.

Nous lui demandions de revenir sur la censure qu’elle pratique à l’égard d’un peuple qui subit un génocide, et nous demandions que l’œuvre du photographe palestinien Jehad Alshrafi soit à nouveau exposée.

C’était aussi la demande de l’Observatoire de la liberté de création qui a déposé un référé-liberté contre le maire de Deauville. Et c’est maintenant ce que demande le juge des référés, qui a suspendu la décision du maire, estimant qu’il n’y avait pas de risque établi de trouble de l’ordre public. 

Malheureusement, la photo de Jehad Alshrafi n’a toujours pas été réinstallée, et ne le sera sans doute pas avant la clôture du festival, le 6 septembre, là où elle était présentée initialement.

La censure à Deauville continue sa route.

Finalement Deauville suit une habitude française : outrepasser les décisions qui ne l’arrangent pas. En effet, l’Etat français continue d’aller contre toutes ses obligations devant la Cour internationale de justice (CIJ) face à Israel, notamment en poursuivant la livraison d’armes. (sources : juin 2025, décembre 2025)

Nous la diffusons donc encore une fois, pour visibiliser la Palestine, visibiliser les décombres de Gaza, les immeubles pulvérisés par les bombes israéliennes, mais aussi visibiliser ce peuple qui se tient debout et continue à faire du sport et de l’art.

connaître les directives anti-normalisation, c’est aussi une action pour lutter contre la censure.