Le boycott sportif par en bas a réussi à bannir Israel de la vitrine médiatique que sont le Giro d’Italia, le Tour de France et la Vuelta. À quelques jours du départ du Tour de France 2026 rappelons que la pression populaire constante a eu raison de l’apartheid israélien !

Le but de l’équipe israélienne ? Du sportwashing par le cyclisme
Alors qu’une équipe de cyclisme Israel Premier Tech avait été officiellement créée pour représenter Israël au Tour De France, les instances internationales n’avaient pris aucune sanctions et ce malgré la colonisation, l’apartheid, les bombardements sur Gaza et les violations répétées du droit international. Pire, en 2020, l’UCI (Union Cycliste Internationale) avait récompensé la team de promo d’Israël par une licence World Tour.
Le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams assumait complètement avoir imaginé cette équipe pour promouvoir Israël comme « un geste diplomatique car on est fiers de notre pays » et insistait devant la caméra de France TV « Ma marque c’est Israël »
Solidarité et co-résistance, partout
C’était sans compter sur les gens de conscience, qui d’en bas, se sont organisés et ont répondu à l’appel BDS du peuple palestinien.
La solidarité avec la Palestine s’est exprimée depuis plusieurs années. Des sportifs et des militants ont pris les choses en main et transformé leur indignation et leur colère en action pendant toutes les épreuves cyclistes, sur tous les continents, par la dénonciation de l’équipe Israël start Up nation puis après son changement de nom, l’équipe Israël Premier Tech.
Nous avons toustes en mémoire les images des drapeaux palestiniens brandis, des gens qui pacifiquement ont fait irruption sur les routes des grands tours et aux Jeux Olympiques, de celles et ceux qui ont choisi de ne pas accepter l’inacceptable et de faire échouer cette sinistre propagande.
Nous avons en mémoire la campagne de répression médiatico-politique qui s’est abattue sur les manifestant•es en général et en particulier sur notre camarade Amine Messal qui a fait irruption très remarquée sur une étape du Tour de France. Rien n’a réussi à stopper la solidarité.
Par cet acte de co-résistance avec la société palestinienne, nous avons gagné ! Israel Premier Tech la team du génocide, a été contrainte, sous peine que plus aucune épreuve ne puisse se courir normalement, de se retirer des compétitions. Et dans l’incapacité de redorer l’image du régime d’apartheid à l’étranger, elle a tout simplement dû changer de nom, changer de pays de licence et changer de président… c’est-à-dire ne plus exister pour ce à quoi elle était destinée. La NSN Cycling Team court aujourd’hui sous licence suisse.
« Et nous avons gagné : le nom de l’équipe « Is**el Premier Tech » a d’abord changé, l’équipementier a ensuite quitté le navire, puis des cyclistes ont rompu leur contrat. Si l’équipe visée n’est plus, c’est uniquement grâce à la pression citoyenne. Aujourd’hui, ce sont des experts de l’ONU qui demandent l’exclusion du même pays de la FIFA et de l’UEFA »
Amine Messal
Rappel : il est fondamental de comprendre ce qu’est le boycott sportif, les directives anti-normalisation et les directives antiracistes pour comprendre pourquoi les cyclistes israélien·nes peuvent continuer de concourir.
Cette victoire en annonce d’autres !
Nous dénonçons la complicité des instances sportives internationales qui continuent d’accepter qu’Israël puisse participer à des compétitions sportives et médiatiques pendant que des populations civiles sont massacrées.
Nous refusons que le sport soit transformé en outil de blanchiment politique.
Nous refusons qu’un régime colonial qui pratique l’apartheid, le nettoyage ethnique de la Palestine et qui commet un génocide ait le droit de cité, qu’il lui soit permis d’intégrer des événements qui prônent la lutte contre les discriminations et l’amitié entre les peuples.
Des sanctions contre Israël
L’Etat colonial israélien doit être soumis, à l’instar de la Russie et de la Biélorussie, à des sanctions et à l’exclusion de toute complétion sportive.
Toutes les relations diplomatiques, économiques et culturelles avec le régime israélien doivent être rompues. C’est le seul moyen de détruire les structures d’oppression coloniales.
Aujourd’hui, le monde du sport doit faire un choix : rester silencieux face au génocide ou prendre position contre l’impunité. Le sport ou la culture au sens large, ne peuvent pas servir à masquer les crimes commis contre les palestinienNes.
La défaite d’Israel Premier Tech est un signal que les mobilisations fonctionnent !
s’engager dans le boycott sportif, culturel et/ou universitaire
